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Lecornu confirme l’éviction de plusieurs membres de cabinets ministériels après des dépistages positifs

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Un test salivaire de dépistage de drogue, le 11 juillet 2018. ©MAXPPP

En France, la lutte contre le narcotrafic s’étend jusqu’aux plus hautes sphères de l’État. Après des tests antidrogue réalisés dans les ministères, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé que certains de ces dépistages inopinés — mesure de sécurité impérative — étaient revenus positifs.

Dans un entretien accordé à Paris Match et publié ce mercredi 22 juillet, le chef du gouvernement a indiqué que les tests antidrogue « surprise », lancés il y a un mois, ont déjà produit leurs premiers résultats concrets.

« Les membres des cabinets ministériels et la plupart des hauts fonctionnaires ont accès à des informations extrêmement sensibles. Consommer de la drogue, c’est être vulnérable. Et on ne peut pas condamner les assassinats de jeunes de 16 ans dans les “quartiers” et tolérer, en même temps, la consommation dans les “beaux quartiers” », a déclaré Sébastien Lecornu, reprenant des propos qu’il a déjà tenus devant les sénateurs au début du mois de juillet.

En réponse à la question de savoir si des personnes ont été écartées, le Premier ministre français s’est exprimé sans ambiguïté : « Oui, à la suite de tests positifs », étouffant ainsi au passage, un peu, les critiques sur l’absence de publicité de ces tests déplorée par une partie de l’opinion.

En outre, Sébastien Lecornu a assuré que ces contrôles seraient maintenus. « Les tests sont réalisés de manière aléatoire, et je ne doute pas que mes successeurs iront peut-être encore plus loin », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre a qualifié ce phénomène de « plus grand défi intérieur » auquel la France est confrontée, rappelant qu’environ un million de Français consomment régulièrement de la cocaïne, tous milieux confondus, tandis que les cas d’overdose et les hospitalisations sont en forte augmentation.

La ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, Anne Le Hénanff, a soutenu cette initiative le 22 juillet au micro de Sud Radio, affirmant qu’aucun cas positif n’avait été détecté dans son ministère.

Les tests salivaires concernent non seulement les membres des cabinets ministériels, mais aussi les ministres, les préfets, les ambassadeurs, les recteurs ainsi que les agents habilités dans la défense ou la sécurité. Toutefois, le président français, Emmanuel Macron, n’est pas concerné par ce dispositif.

De son côté, la présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot, a relativisé la portée de ces contrôles, les qualifiant de « politique de communication » et de « mesure anecdotique au regard de l’enjeu ».

En cas de résultat positif, les ministères évaluent les mesures à prendre, y compris disciplinaires, tout en orientant vers des soins. Cette mesure s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre le narcotrafic, comprenant notamment le durcissement des amendes pour usage de stupéfiants — pouvant atteindre 500 euros dans le cadre de la loi RIPOST —, le renforcement des moyens des forces de l’ordre et la création d’un parquet national anticriminalité organisée. Les contrôles aléatoires devraient se poursuivre jusqu’à la fin du mandat de Sébastien Lecornu.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV